mardi 12 novembre 2013

12/11/13





Rencontre avec les villageois de Kadomba

La veille au soir, Eric nous informe du déroulement de la journée qui nous attend : salutation aux villageois, présentation du projet, repas avec eux puis visite du terrain.

Dans le bus, nous revoyons notre vocabulaire :
- Anitelé pour dire bonjour à midi
-Ikakene : comment ça va
 -Anitché : formule de politesse utilisée pour marquer notre respect, remercier…
La chaleur monte dans le bus, les gouttes perlent sur les visages, toujours plus nombreuses au fil du trajet.

 Nous faisons une halte à la mairie de Satiri pour saluer le maire. A l’extérieur, l’air frais rafraichit un temps soit peu.

 Puis nous rembarquons…traversons Kadomba I et enfin nous arrivons. A peine descendus nous entendons les femmes chanter. Nous les voyons, de blanc vêtu, tapant dans leurs mains et chantant pour nous. Touchés par cette cérémonie d’accueil, un sourire ému nous envahit.  Nous les saluons, l’une après l’autre, puis les hommes et arrivons finalement dans la coure du chef du village,  Milogo, où nous nous installons pour les présentations. Parmi les anciens, nous saluons le représentant des musulmans, celui des animistes, papa Alassan (l’oncle d’Eric qui a joué le rôle d’intermédiaire entre Eric et les villageois lors de l’élaboration du projet) et le marabout du village.

La conseillère du village nous offre un verre de jus de petit mil que nous dégustons en découvrant les semences cultivées au village.




La représentante des femmes, Mariam, nous montre le pilage du mil et le filage du coton.
 
Au fur et à mesure de la cérémonie l’émotion nous envahit et lorsque notre tour arrive de nous présenter, les voix tremblent.

Très belle rencontre.

La visite du terrain est constructive. Un agronome nomme les espèces d’arbres qui s’y trouvent. Nous découvrons les activités traditionnelles : récolte du coton, fabrication de ruches à base d’écorce….


Ainsi se termine la journée, puis nous repartons après un repas fort apprécié et une salutation dans de l’ensemble du village avec déjà une impatience d’y revenir pour s’y installer.